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Le millésime 2006

A la dégustation, les vins rouges 2006 sont magnifiques, charnus, concentrés, avec beaucoup de couleur, comparables au millésime 2005, la quantité en moins. Les vins blancs sont très beaux, très nets, bien droits. Un beau millésime !

2006, le millésime du tri !

Le millésime 2006, raconté par Pascal Marchand régisseur du Domaine. Une météo capricieuse. Au mois de mai , le froid a retardé le débourrement, mais l'arrivée ensuite de fortes chaleurs a hâté la floraison, grillant même quelques baies. En juin , des orages de grêle en Côte de Nuits ont aussi entraîné des pertes. Le mois de juillet a été très chaud et ensoleillé, mais, contrairement à 2003, avec des nuits fraîches : un temps très bénéfique qui a donné beaucoup de concentration et de matière aux raisins. Août , froid et pluvieux, a provoqué l'attaque de botrytis sur certaines grappes de pinot noir qui ont été éliminées. Septembre s'annonçait maussade mais les vendanges, débutées le 19 septembre, se sont déroulées sous un beau soleil qui a séché les grumes. Et durant les intermèdes pluvieux, le domaine a choisi d'arrêter la récolte pour ne pas « diluer » les jus. Nous avons également tenu compte du calendrier lunaire pour les vendanges de chaque parcelle. Mais après toutes ces péripéties, la maturité des raisins était très irrégulière. Le tri a donc été vraiment la clé de la qualité : en 2006, pour faire de grands vins rouges, le tri était crucial. Nous avons éliminé tous les grains verts et abîmés, soit 25 à 30% de la production déjà peu importante. Un gros sacrifice mais qui a payé : les vins rouges ont maintenant une belle structure et sont pleins de concentration et d'arômes à la dégustation. Quant aux chardonnays, on a tout de suite vu que c'était un beau millésime, les raisins étaient très mûrs.

Les vinifications. En rouge, nous avons commencé par des macérations à froid (à 7-8°) les plus longues jamais faites (10 jours) pour rechercher le fruité, extraire. Mais pour éviter à tout prix des choses désagréables comme de l'amertume, nous avons institué un système de pigeage très étudié puis privilégié les remontages. La fermentation alcoolique a duré 7 ou 8 jours, puis j'ai vraiment recherché une macération totale post-fermentaire pour une extraction ultime et tout en douceur : cela apporte une concentration sans dureté et pleine de fruit. La fermentation malo-lactique a eu lieu en fûts (30 à 50% de fûts neufs selon les crus). Elle a été très tardive, c'est un gage de qualité pour le pinot noir : les vins resteront stables, ne perdront pas de couleur. Nous avons beaucoup travaillé avec les tonneliers et les vins ont beaucoup de matière. Résultat : à la dégustation, le vin domine toujours le fût (même neuf). En blanc, le pressurage a été fait en grappes entières, doucement et lentement pour obtenir des bourbes les plus fines possibles. Les débourbages ont donc été très courts. Les fermentations se sont déroulées en fûts, sans levurage bien sûr, le plus simplement du monde. Comme les lies sont très fines, l'élevage a été effectué sans bâtonnage pour obtenir plus de fraîcheur.

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